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Trump menace de droits de douane de 25% les pays faisant affaire avec l'Iran
information fournie par Reuters 13/01/2026 à 05:23

(Ajoute commentaires de l'ambassade de Chine à Washington)

Le président américain Donald Trump a prévenu lundi que de quelconques pays faisant affaire avec l'Iran s'exposeront à des droits de douane de 25% dans leurs échanges commerciaux avec les Etats-Unis, une annonce effectuée alors que Washington étudie de potentielles mesures à prendre dans le contexte de manifestations sans précédent depuis des années en Iran.

Via son réseau social Truth, le locataire de la Maison blanche a déclaré que la mesure prenait effet "immédiatement" et que ces surtaxes douanières s'appliqueraient sur "tous les échanges commerciaux" effectués par les pays visés avec les Etats-Unis.

Cette directive est "définitive et sans appel", a-t-il ajouté, sans autres précisions.

Donald Trump a effectué cette annonce alors même que la Cour suprême américaine devrait se prononcer sous peu sur la légalité d'un éventail de droits de douane décidés par le président américain depuis son retour au pouvoir en janvier dernier.

Aucun document officiel n'a été publié par la Maison blanche sur son site officiel à propos de la mesure, dont on ne connaît pas le fondement juridique. La présidence américaine n'a pas répondu à une demande de commentaire.

La Chine, les Emirats arabes unis et l'Inde figurent parmi les principaux importateurs de produits iraniens.

L'ambassade de Chine à Washington a critiqué la démarche de Donald Trump, déclarant que Pékin prendrait "toutes les mesures nécessaires" pour protéger ses intérêts et s'opposait à "toutes sanctions unilatérales illicites".

"La position de la Chine contre l'imposition indiscriminée de droits de douanes est cohérente et claire", a ajouté un porte-parole de l'ambassade sur le réseau social X.

Donald Trump a ordonné en juin dernier de puissants bombardements contre les principaux sites nucléaires iraniens en appui d'une campagne militaire menée par Israël, dont l'Iran est l'ennemi juré dans la région, lors de leur Guerre de 12 jours.

Il a dit lundi examiner des "options très fortes", y compris militaires, face à la répression violente menée par Téhéran à l'encontre des manifestants.

En dépit des menaces du président américain, Téhéran, qui accuse Etats-Unis et Israël de fomenter la révolte en Iran, a exprimé sa volonté de maintenir ouverts des canaux de communication avec Washington.

Le mouvement de contestation actuel en Iran représente l'un des principaux défis pour le clergé au pouvoir depuis la Révolution islamique de 1979.

(Kanishka Singh, Trevor Hunnicutt et Bhargav Acharya; version française Jean Terzian)

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